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une sélection d'oeuvres de jeunesse

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uvres
de jeunesse
Depuis
l'âge de 4 ans, Pierre Lamalattie peint et dessine quotidiennement.
Sa grand-mère, Marguerite Juille, lui communique son goût
des belles choses et parcours avec lui les merveilleux albums du
Père Castor. L'artiste post-impressionniste Léo Lotz
s'occupe de lui et le fait progresser en multipliant des week-end
peinture et des soirées en atelier avec modèle vivant.
En classe, Pierre Lamalattie conjure l'ennui par de nombreux de
dessins au porte-plume et des caricatures qui créent quelques
perturbations.
A
l'âge de 20 ans, la peinture devient véritablement
un moyen d'expression, dicté par une inspiration souvent
sombre. certaines pièces de cette époque, s'inscrivent
dans des projets communs (revue KARAMAZOV, film) menés
avec quelques autres étudiants....
Cette
période est marquée par le sentiment de découvrir,
avec l'entrée dans l'âge adulte, la réalité
du monde, un monde de compétition, un monde où le
bonheur simple et gratuit n'a pas sa place, un monde prosaïque
et sans grâce. Porté par une sorte de nostalgie, Pierre
Lamalattie prend l'habitude de regarder longuement les passants,
en attente d'un visage rédempteur. Cela débouche,
le plus souvent, sur la sensation écoeurante de la laideur
et de la bestialité humaine, sentiment qui sous tend nombre
de dessins de visages grotesques, agglomérés en grappes
ou en flots. L'intuition que le goût du sublime mène
à l'inextricable, s'exprime dans des visages prisonniers
de chevelures enchevêtrées ou de branchages entrelacés.
Le désir de fuir ce monde inspire des mises en scène
d'enterrements. La divinité quasi-christique des enterrés
y contraste avec la médiocrité des spectateurs. Des
visages sombres aux chevelures beethovéniennes incarnent
son attraction pour la figure romantique du créateur. Diverses
évocations de la terre noire, des forces telluriques et des
transformations alchimiques, figurent une sorte de fertilité
des profondeurs. Des visages de destructeurs joyeux et d'architectes
froids reflètent un désir de rupture et l'inclination
à construire quelque chose d'étrange et d'inconnu.
Enfin diverses pièces sont marquées par une atmosphère
de consolation, un ton délavé et automnal. Elles incarnent
le sentiment que seuls les plaisirs ténus et fugaces du souvenir
et de la représentation ont une réelle existence et
offrent la perspective d'une lente capitalisation poétique.
Early
works 
Since the age of 4, Pierre Lamalattie paints and draws every day.
His grandmother, Marguerite Juille, gave him the taste for beautiful
things and read with him the marvellous Father Beaver (Père
Castor) albums. The post-impressionist artist Léo Lotz
took him under his wing and helped him progress thanks to numerous
painting weekends and nights spent in workshops with a living
model. At school, Pierre Lamalattie overcame boredom with a great
many drawings and caricatures which create some disturbances.
At the age of 20, painting truly became a means of expression,
guided by an often dark inspiration. Some works from this period
are joint projects (e.g., literary review KARAMAZOV, film) with others students...
This period is marked by the feeling of discovering, before adulthood,
the reality of the world, a world of competition, a world where
there no place for simple and free happiness, a prosaic and graceless
world. Carried by a kind of nostalgia, Pierre Lamalattie begins
to look at the passers at great length, waiting for a redeeming
face. That generally leads to the nauseating feeling of human
ugliness and bestiality; hence a number of grotesque drawings
of faces, agglomerated in bunches or floods. The intuition that
the taste for sublime leads to the inextricable is expressed in
faces captive of tangled up hair or interlaced branches. The desire
to flee this world inspires the depiction of burials. The quasi-christic
divinity of the buried contrasts with the mediocrity of the spectators.
Dark faces with Beethoven-like hairstyles incarnate Lamalettie's
attraction for the romantic figure of the creator. Various evocations
of the black cotton soil, telluric forces and alchemical transformations,
point to a kind of fertility of the depths. Faces of merry destructors
and cold architects reflect a desire for rupture and the inclination
to build something strange and unknown. Finally various works
are marked by an atmosphere of consolation, a diluted and autumnal
tone. They incarnate the feeling that only the tenuous and fugacious
pleasures of remembrance and representation really exist and offer
the prospect for a slow poetic capitalisation.
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