Pierre LAMALATTIE

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actualisé au 01/05/2012


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Œuvres de jeunesse

Depuis l'âge de 4 ans, Pierre Lamalattie peint et dessine quotidiennement. Sa grand-mère, Marguerite Juille, lui communique son goût des belles choses et parcours avec lui les merveilleux albums du Père Castor. L'artiste post-impressionniste Léo Lotz s'occupe de lui et le fait progresser en multipliant des week-end peinture et des soirées en atelier avec modèle vivant. En classe, Pierre Lamalattie conjure l'ennui par de nombreux de dessins au porte-plume et des caricatures qui créent quelques perturbations.

A l'âge de 20 ans, la peinture devient véritablement un moyen d'expression, dicté par une inspiration souvent sombre. certaines pièces de cette époque, s'inscrivent dans des projets communs (revue KARAMAZOV, film) menés avec quelques autres étudiants....

Cette période est marquée par le sentiment de découvrir, avec l'entrée dans l'âge adulte, la réalité du monde, un monde de compétition, un monde où le bonheur simple et gratuit n'a pas sa place, un monde prosaïque et sans grâce. Porté par une sorte de nostalgie, Pierre Lamalattie prend l'habitude de regarder longuement les passants, en attente d'un visage rédempteur. Cela débouche, le plus souvent, sur la sensation écoeurante de la laideur et de la bestialité humaine, sentiment qui sous tend nombre de dessins de visages grotesques, agglomérés en grappes ou en flots. L'intuition que le goût du sublime mène à l'inextricable, s'exprime dans des visages prisonniers de chevelures enchevêtrées ou de branchages entrelacés. Le désir de fuir ce monde inspire des mises en scène d'enterrements. La divinité quasi-christique des enterrés y contraste avec la médiocrité des spectateurs. Des visages sombres aux chevelures beethovéniennes incarnent son attraction pour la figure romantique du créateur. Diverses évocations de la terre noire, des forces telluriques et des transformations alchimiques, figurent une sorte de fertilité des profondeurs. Des visages de destructeurs joyeux et d'architectes froids reflètent un désir de rupture et l'inclination à construire quelque chose d'étrange et d'inconnu. Enfin diverses pièces sont marquées par une atmosphère de consolation, un ton délavé et automnal. Elles incarnent le sentiment que seuls les plaisirs ténus et fugaces du souvenir et de la représentation ont une réelle existence et offrent la perspective d'une lente capitalisation poétique.

 

Early works


Since the age of 4, Pierre Lamalattie paints and draws every day. His grandmother, Marguerite Juille, gave him the taste for beautiful things and read with him the marvellous Father Beaver (Père Castor) albums. The post-impressionist artist Léo Lotz took him under his wing and helped him progress thanks to numerous painting weekends and nights spent in workshops with a living model. At school, Pierre Lamalattie overcame boredom with a great many drawings and caricatures which create some disturbances.


At the age of 20, painting truly became a means of expression, guided by an often dark inspiration. Some works from this period are joint projects (e.g., literary review KARAMAZOV, film) with others students...


This period is marked by the feeling of discovering, before adulthood, the reality of the world, a world of competition, a world where there no place for simple and free happiness, a prosaic and graceless world. Carried by a kind of nostalgia, Pierre Lamalattie begins to look at the passers at great length, waiting for a redeeming face. That generally leads to the nauseating feeling of human ugliness and bestiality; hence a number of grotesque drawings of faces, agglomerated in bunches or floods. The intuition that the taste for sublime leads to the inextricable is expressed in faces captive of tangled up hair or interlaced branches. The desire to flee this world inspires the depiction of burials. The quasi-christic divinity of the buried contrasts with the mediocrity of the spectators. Dark faces with Beethoven-like hairstyles incarnate Lamalettie's attraction for the romantic figure of the creator. Various evocations of the black cotton soil, telluric forces and alchemical transformations, point to a kind of fertility of the depths. Faces of merry destructors and cold architects reflect a desire for rupture and the inclination to build something strange and unknown. Finally various works are marked by an atmosphere of consolation, a diluted and autumnal tone. They incarnate the feeling that only the tenuous and fugacious pleasures of remembrance and representation really exist and offer the prospect for a slow poetic capitalisation.